Quand ça ne se passe pas sans accrocs.
Lorsque nous avons acheté la maison, nous savions que le toit de la dépendance avait besoin d’être rénové. Nous avions demandé conseil et il suffirait de remplacer les tuiles et quelques gores. Une grosse dépense, mais bon, pas d’échappatoire. Et oui, il fallait faire vite, car un bon toit est le point de départ de la construction de notre gîte. Il a quand même fallu attendre deux mois avant que quelqu’un vienne jeter un coup d’œil et faire une offre. Panique ! Le toit est sur le point de s’effondrer ! Comment cela se fait-il ? L’homme a proposé de consolider le toit immédiatement. Le devis est arrivé deux jours plus tard. Et hop ! Une augmentation de 60 % du prix en six mois, non pas parce que les matériaux étaient plus chers, mais parce qu’il s’est avéré que tout le toit devait être refait. Et puis, vous connaissez la suite : un de ces sentiments de « dos au mur ».
Pour faire court : dans la précipitation, nous avons décidé d’attribuer les travaux de toiture à cet homme et à son équipe. D’ailleurs…cet homme nous avait été conseillé pour une bonne raison. On est bien d’accord? Ils pouvaient également commencer dans la semaine et le délai des travaux était de 3 semaines, sauf en cas de très mauvais temps. Que demander de plus ? En fait, c’était trop beau pour être vrai.
Et ce fut le cas.
Le travail a commencé 4 semaines plus tard et a finalement duré 6 mois. Nous avons passé en revue toutes sortes de choses dont nous, en tant que clients, n’étions pas du tout satisfaits. Non seulement du point de vue de la construction, mais aussi du point de vue du planning, de l’expertise et de la fiabilité des intervenants. Il s’est également avéré soudainement que les gouttières ne seraient pas installées, sans compter que la livraison ne comprenait que le toit et que toutes les fissures et ouvertures n’étaient pas bouchées. Par la suite, le toit était magnifique vu d’en haut, mais c’est à nous qu’il incombait de finir tous les détails. En effet, notre relation avec les « couvreurs » s’était tellement détériorée que nous leur avons interdit l’accès, car nous ne voulions plus de cette énergie négative dans notre quartier. Heureusement, Rob a deux mains droites.

Mal du pays
Dans l’ensemble, ce chapitre de notre vie entre dans la catégorie expériences traumatisantes. Les tensions du fait de ces prestations n’ont pas seulement touché avec l’équipe, mais également notre relation de couple. Rob et moi n’étions pas sur la même longueur d’onde, nous n’étions pas « un équipe ». Pour le projet de vie dans lequel nous nous sommes engagés, un partenariat impertubable est d’une importance capitale. En avril, nous étions mariés depuis 26 ans, mais nous ne semblions toujours pas nous connaître. Et puis, dans quelle mesure je me connais moi-même ? Et que voulions-nous vraiment ? Le mal du pays s’installait: des Pays-Bas, du passé, de la vie tranquille. Totalement déracinée par l’émigration, j’avais perdu mon ancrage et j’étais déséquilibrée. Je vivais des émotions profondes qui me rappelaient des traumatismes passés. Mais nous étions tous deux convaincus d’une chose: « Nous sommes ici, à cet endroit, où nous devons compter l’un sur l’autre. Inconsciement, nous avions choisi cet endroit pour faire ressortir ce qu’il y a de plus beau en nous: ce qu’il y a de plus beau, mais aussi ce qu’il y a de plus profond en nous et qui exige de nous des processus profonds. Et ce qui s’est passé ici avec le toit a été un merveilleux matériel d’entraînement ».
Sur les genoux
Les émotions que nous avons ressenties se sont également manifestées physiquement. Par exemple, un jour, Rob est tombé très violemment sur les genoux alors qu’il se rendait à la boîte aux lettres. À ce moment-là, les tuiles du toit étaient en train d’être posées et une bande de plastique qui entoure les tuiles se trouvait sur le sol. Le pied de Rob s’y est coincé: Rob était agenouillé devant le toit !
C’est ainsi que j’ai (Anita) perdu ma voix du jour au lendemain, sans raison. Pendant trois semaines, je n’ai pas pu parler : je n’avais jamais rien vécu une chose pareille auparavant. La signification symbolique de ceci : » Je n’ai pas voix dans les décisions prises ». Et aussi : « je suis choquée par la situation ». Pour ceux qui connaissent la biologie totale, aucune autre explication n’est nécessaire. Je savais donc que ma voix reviendrait naturellement, maintenant que j’avais pris conscience de ma psyché.

Comment en est-on arrivé là ?
Au fil du temps, lorsque nous avons retrouvé notre douceur et le courage de l’autoréflexion, un dialogue ouvert a pu à nouveau s’instaurer entre nous. Nous avons tous deux admis que nous n’avions pas écouté notre premier sentiment, notre boussole intérieure. Sous la pression du temps que nous nous sommes imposée, nous avons ignoré nos doutes concernant le couvreur et nous avons davantage écouté une tierce personne que nous-mêmes. Et oui, nous nous sommes mis en colère contre l’autre personne, mais en fait c’est contre nous-mêmes.
C’est ainsi que nous finissons par revenir à nous-mêmes en tant que créateur de notre vie. L’autrui nous reflète en direct, ce que nous ne pouvons pas voir dans le miroir de la salle de bain. Et oui, encore une fois, c’est un miroir, parce que ce n’est pas la première fois, … et ce ne sera pas la dernière.
Comme notre relation, le toit est à nouveau solide. Et nous passons au projet suivant !

